A l’occasion de cette semaine une grande campagne de dépistages gratuits sera organisée dans les centre hospitaliers et des laboratoires d’analyse de la région (liste complète ici). Ce dépistage indolore aura pour but de détecter les patients atteints de maladie rénale chronique le plus tôt possible pour leur proposer des traitements efficaces. Le docteur Bourdon, néphrologue, insiste sur l’importance de ce dépistage car il existe des traitements qui permettent d’éviter les complications les plus graves.
Les cibles premières du dépistage sont les personnes présentant un risque : hypertendus, personnes âgées, diabétiques, antécédents familiaux de maladie rénale.
Une maladie silencieuse
La sensibilisation du grand public est une des principales difficultés rencontrées par ces deux réseaux. D’une part car on assiste à une surenchère médiatique et d’une concurrence entre les grandes causes, chaque pathologie héritant d’une semaine ou d’une mobilisation agrémentée d’un parrain apportant sa notoriété. D’autre part parce que les maladies du rein sont silencieuses : 35 à 40% des patients diagnostiqués avec une insuffisance rénale grave sont pris en charge en urgence et n’ont auparavant ressenti aucune douleur ou signe avant-coureur. Et dans ce cas les options thérapeutiques sont forcément lourdes : la dialyse à vie à raison de trois matinées par semaine ou la greffe. En 2010 dans le Nord – Pas de Calais, 3000 personnes sont dialysées.
N.B.






































































