Le 12 mars 2012, à l’issue de la onzième audience du procès OdaTV, la 16e chambre de la cour d’Assises d’Istanbul a ordonné la libération conditionnelle des quatre journalistes, emprisonnés depuis le 6 mars 2011 : les journalistes d’investigation Ahmet Sik et Nedim Sener, ainsi que des chroniqueurs d’OdaTV, Muhammet Sait Cakir et Coskun Musluk, annonce Reporters sans frontière. Cette libération a été ordonnée contre l’avis du procureur par le président de la 16e chambre de la cour d’Assises d’Istanbul, Mehmet Ekinci, à l’issue de la onzième audience du procès d’OdaTV. Une prochaine audience est prévue le 18 juin.
R.S.F. déclare accueillir « avec une grande joie » cette décision tout en soulignant que la mobilisation reste de mise dans un pays où « non seulement des dizaines de journalistes se trouvent toujours en détention provisoire, mais de nouvelles arrestations continuent de se produire chaque mois, visant notamment la presse pro-kurde ».
Dans l’Humanité du 14 mars, Pierre Barbancey rappelle également qu’un autre journaliste a été libéré pour des raisons de santé il y a quelques semaines. Le journaliste cite le nombre de 104 journalistes emprisonnés. Il évoque par ailleurs la grève de la faim engagée depuis le 9 mars par le président de l’Union des journalistes turcs (TGS), Ercan Ipekçi. Ce dernier entend ainsi « protester contre les pressions exercées à l’encontre des membres du syndicat au sein de l’agence officielle de presse Anatolia, reprise en main en août 2011, ancien conseiller média du premier ministre Erdogan… La Fédération européenne des journalistes (FEJ), par la voix de son président, Arne König, « demande au gouvernement de libérer tous les journalistes en prison et de leur rendre la liberté qu’ils méritent ».






































































