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	<title>Otages : Ne pas parler, c&#8217;est dangereux aussi pour les autres - commentaires</title>
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Ce lundi soir, une soir&#233;e sp&#233;ciale &#171; Retours de Syrie &#187; est organis&#233;e &#224; la Maison de Radio France, &#224; Paris, par le comit&#233; de soutien aux journalistes fran&#231;ais retenus en otage depuis sept mois. Sa pr&#233;sidente, Florence Aubenas, rappelle, une fois encore, l'importance de parler. Pour eux et pour les autres. La derni&#232;re preuve de vie des otages fran&#231;ais Dominique Fran&#231;ois, &#201;douard Elias, Pierre Torres et Nicolas H&#233;nin date du mois d'octobre. Le comit&#233; de soutien n'est pas pr&#232;s de rel&#226;cher (&#8230;)
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		<title>Otages : Ne pas parler, c'est dangereux aussi pour les autres</title>
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    <item>
        <title>&#034;RETOURS DE SYRIE&#034; : LA SOIREE</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1087</link>
        <dc:date>2014-01-06T21:28:49Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Les dix commentaires qui suivent sont en fait une tentative de suivi en direct de la soir&#233;e organis&#233;e ce lundi 6 janvier, pour les journalistes fran&#231;ais otages en Syrie. Organis&#233;e &#224; la Maison de Radio de France, elle &#233;tait anim&#233;e par Florence Aubenas, pr&#233;sidente du comit&#233; de soutien, et Jean-Marc Four. Nous en retiendrons cette conclusion, adress&#233;e aux otages&#160;: &#034;Nous ne demandons pas que vous reveniez pour qu'ensuite plus aucun journaliste n'aille en Syrie. Au contraire, nous allons continuer ce que vous avez commenc&#233;&#160;!&#034;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Cinq invit&#233;s connaisseurs du terrain ont &#233;chang&#233; durant deux heures trente&#160;: Domenico Qiriro (grand reporter &#224; La Stampa et otage durant 5 mois en Syrie), Garance Le Caisne (journaliste pigiste au JDD et au Nouvel Observateur), Val&#233;rie Crova (journaliste &#224; Radio France, auteure de nombreux reportages &#224; Damas), Hala Kodmani (journaliste pigiste pour Lib&#233;ration et l'Express revenant de Ruqqa, nord Syrie), Laurent Van der Stock (photo reporter, repr&#233;sentant des familles des journalistes espagnols d&#233;tenus en Syrie&#160;: Javier Espinosa et Ricardo Garcia Vilanova), Thierry Mauricet (m&#233;decin et l'un des responsables de l'ONG &#034;Premi&#232;re Urgence&#034; qui op&#232;re dans la r&#233;gion de Damas.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Ci-dessous&#160;: les principaux t&#233;moignages et &#233;changes.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Le r&#244;le des pigistes</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1086</link>
        <dc:date>2014-01-06T21:07:34Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Les r&#233;dactions qui n'envoient plus de journalistes [du staff - ndlr]en Syrie sont-elles tent&#233;es d'utiliser des pigistes qu'elles payent trois francs six sous pour aller se faire tuer &#224; la place des autres&#160;? &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
La question a ainsi &#233;t&#233; cr&#251;ment pos&#233;e par Florence Aubenas. Domenico Quirico approuve cette tendance&#160;: Les r&#233;dactions italiennes le font. Les pigistes sont l'honneur de la profession. Autour de lui, les pigistes pr&#233;sentes sont beaucoup plus nuanc&#233;es. Garance Le Caisne (JDD et Nouvel Observateur)&#160;: &#034;C'est vrai que, lorsque je suis pay&#233;e 467 euros brut pour 10 jours de travail... Bon. Mais je le fais quand m&#234;me. On ne nous pousse pas &#224; y aller. Et de notre c&#244;t&#233;, nous acceptons d'y aller (...)&#034; &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Hala Kodjmani (Lib&#233;ration et l'Express) n'a pas l'impression de risquer sa vie pour d'autres.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
un peu plus tard, une question du public relance le sujet. Florence Aubenas rebondit en &#233;voquant les jeunes pigistes qui, pur se faire remarquer, vont sur les zones de conflit. &#034;Comment un r&#233;dacteur en chef &#233;value-t-il cette volont&#233; pour des jeunes de faire carri&#232;re dans un m&#233;tier qui se pr&#233;carise de plus en plus&#160;?&#034;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
C'est Jean-Marc Four (Radio France) qui r&#233;pond, en personne concern&#233;e&#160;: &#034;C'est une question douloureuse. Un r&#233;dacteur en chef doit assumer des d&#233;cisions qui ne sont pas faciles &#224; prendre. Personnellement, qu'il s'agisse d'un journaliste du staff ou d'un pigiste, je dors mal la nuit. Mais la question est plut&#244;t de savoir si le ou la journaliste qui se rend sur place est arm&#233;(e) pour faire face &#224; la situation. Je ne pense pas qu'il faut envoyer des jeunes de 25 ans. Il vaut mieux des journalistes qui, comme celles et ceux qui sont sur ce plateau [les invit&#233;(e)s de la soir&#233;e - ndlr] ont l'exp&#233;rience et les comp&#233;tences n&#233;cessaires&#034;.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>&#034;Je n'&#233;cris que si je vois&#034;</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1085</link>
        <dc:date>2014-01-06T20:47:15Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Domenico Quirico (La Stampa)&#160;: &#034;Je n'&#233;cris que si je vois. Etre journaliste, c'est partager la souffrance des autres. Il faut &#233;crire sur la Syrie, et pour cela, il aller sur le terrain. Dans mon payas, l'Italie, 80% des articles sont &#233;crits par des journalistes qui ne sont pas all&#233;s en Syrie apr&#232;s la r&#233;volution. Certains y sont peut-&#234;tre all&#233;s avant. Cela ne suffit pas. De la m&#234;me fa&#231;on, on ne rend pas compte de la r&#233;alit&#233; syrienne en recueillant juste des t&#233;moignages de r&#233;fugi&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Les &#034;vrais otages&#034;</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1084</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:54:24Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Le t&#233;moignage le plus fort de la soir&#233;e arrive sans doute &#224; 20h45. Il est donn&#233; par l'Italien Domenico Quirico&#160;: &#034;Je partage ce que dit mon confr&#232;re polonais&#160;: le vrai otage, c'est ma famille qui reste cinq mois sans nouvelles. Il a raison. Le danger, cela fait partie de mon m&#233;tier. Le vrai probl&#232;me, ce sont les proches, la famille. Mais il y a encore autre chose qui permet de mesurer ce drame, en Syrie. Quand avons &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s, nos ge&#244;liers nous ont dit&#160;: 'vous n'&#233;tiez pas les seuls prisonniers. Nous le sommes aussi. Vous partez. Nous restons'. Car voil&#224; le vrai sens de l'histoire. 22 millions d'&#234;tres humains sont en ce moment prisonniers d'une trag&#233;die immense&#160;! Il y a eu, on ne sait pas exactement, 130 000 morts depuis le d&#233;but de la guerre. Il faut rendre &#224; ces 130 000 personnes, hommes, vieillards, femmes, enfants, leur dimension humaine. Pour cela, il est n&#233;cessaire d'aller en Syrie, pour raconter.&#034;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Jonathan Alpeyrie : Couvrir la guerre n'a plus grand sens</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1083</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:40:31Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Ex otage am&#233;ricain en Syrie, le journaliste Jonathan Alpeyrie estime que couvrir la guerre en Syrie n'est pas aujourd'hui une bonne id&#233;e. Il parle des rebelles &#224; la fois brigand. &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Mais il parle aussi de la m&#233;diatisation des otages&#160;:&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
&#034;J'allais dans la salle de t&#233;l&#233;vision. On recevait France 34. Mais on ne parlait pas de moi car mon enl&#232;vement avait &#233;t&#233; te nu secret. Les rebelles m'ont demand&#233; pourquoi la t&#233;l&#233; ne parlait pas de moi. Ils m'ont accus&#233;, &#224; cause de cela, d'&#234;tre un agent secret am&#233;ricain. J'ai finalement &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;. C'est un proche du r&#233;gime Assad qui a pay&#233; ma ran&#231;on.&#034;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Outils de protection pour les grands reporters</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1082</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:29:55Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Critophe Deloire (Reporters sans fronti&#232;re)&#160;: &#034;RSF met &#224; la disposition des journalistes, pigistes ou dans les r&#233;dactions, des outils de protection physique&#160;: casques et gilets pare-balles, et un syst&#232;me d'assurance sp&#233;cifique pour les grands reporters. Nous d&#233;veloppons aussi, depuis plusieurs ann&#233;es, des ateliers d'initiation &#224; la s&#233;curit&#233; num&#233;rique car des bellig&#233;rants peuvent disposer de moyens de surveillance, avec syst&#232;mes de g&#233;olocalisation, pour identifier les endroits o&#249; se trouvent les journalistes et pour identifier leurs sources. Cela s'est notamment vu en Lybie.&#034;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Vais-je rapporter les bonnes infos ?</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1081</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:19:59Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Pour cette journaliste, le stress li&#233; au risque d'enl&#232;vement ne se pose pas vraiment&#160;: &#034;Si on a peur, on y va pas. Je travaille sans fixer. Je comprends ce que l'on me dit, on ne peut me cacher quoi que ce soit sous couvert de la langue. Sur place, on ne pense pas au kidnapping. Le vrai stress porte sur la question de savoir si l'on va rapporter les bonnes informations.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

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        <title>Pierre Piccini : &#034;une bande brigands&#034;</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1080</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:15:09Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Racontant son enl&#232;vement, l'enseignant belge Pierre Piccini (d&#233;tenu durant cinq mois avec l'Italien Domenico Quirico) raconte&#160;: &#034;Nous avons &#233;t&#233; trahis par un commandant de la Katiba, membre de l'Arm&#233;e syrienne libre. L'ASL fondait au profit de l'arm&#233;e djihadiste. Ce commandant nous a trahis et vendus. Pendant les deux premiers mois, nous avons &#233;t&#233; d&#233;tenus par des brigands, un groupe compos&#233; d'&#233;tudiants qui ont rat&#233; le bac, de ventres affam&#233;s, de d&#233;rang&#233;s mentaux, etc. Au bout de deux mois, ils nous ont livr&#233;s &#224; Al Farouk, un des piliers de la r&#233;volution avec l'ASL et les islamistes proches d'Al Qaeda.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Personne n'est ce qu'il pr&#233;tend &#234;tre</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1079</link>
        <dc:date>2014-01-06T19:01:55Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;A la question, &#034;A qui peut-on faire confiance quand on fait un reportage en Syrie&#160;?&#034;&#160;: Domenico Quirico, journaliste &#224; La Stampa, ex otage en Syrie&#160;: Dans mon m&#233;tier, je crois qu'&#224; un moment, il faut choisir&#160;: qui sont les bons, qui sont les mauvais. Je croyais avoir fait le bon choix en misant sur les rebelles. Et durant les quatre premi&#232;res fois, cela s'est bien pass&#233;. La cinqui&#232;me fois, cela n'avait plus rien &#224; voir (il est arr&#234;t&#233; et detenu - ndlr). La premi&#232;re r&#233;volution syrienne n'existe plus. Les acteurs sont morts. Aujourd'hui, personne n'est ce qu'il pr&#233;tend &#234;tre. Il y a de faux r&#233;volutionnaires, de faux djihadistes, etc.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>

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        <title>prendre du temps</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1077</link>
        <dc:date>2014-01-06T18:53:08Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Garenne Lequenne, lors de cette soir&#233;e&#160;: Il faut passer inaper&#231;u et prendre du temps. Je ne dirais pas que l'on est &#034;contraint&#034; de prendre du temps. Je crois qu'il faut prendre du temps. Quand on est pigiste, on peut se le permettre plus facilement.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
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        <title>Zone de &#034;non go&#034;</title>
        <link>https://clubdelapressenpdc.fr/otages-ne-pas-parler-c-est-dangereux-aussi-pour-les-autres.html#comment1076</link>
        <dc:date>2014-01-06T18:50:03Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;La soir&#233;e &#034;Retours de Syrie&#034;, &#224; la Maison de Radio France, vient de commencer. Avec un t&#233;moignage in&#233;dit du photojournaliste polonais Marcin Suder, enlev&#233; trois mois et lib&#233;r&#233; fin octobre 2013. Il affirme que ses interlocuteurs n'&#233;taient pas Syriens. Ils parlaient Fran&#231;ais. Un autre &#233;tait sans doute Hollandais. Il s'agit selon lui de moudjahidines venus d'ailleurs. Il estime d'autre part que la Syrie &#034;va devenir &#034;No Go&#034; comme la Somalie. Les &#233;trangers vont y &#234;tre chass&#233;s comme des proies pour l'app&#226;t du gain&#034;.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>administrateur</dc:creator>
    </item>


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