Une occasion de discuter à bâtons rompus sur l’art et la manière de fabriquer une bière et la spécificité de ces brassins commercialisés en fin d’année. Pour rappel les bières de Noël sont apparues au 18ème siècle. Elles étaient brassées au mois d’octobre pour utiliser les stocks de matières premières restants pour des raisons de limite de conservation. C’était aussi l’occasion de fabriquer et d’offrir au personnel, aux clients, une bière différente, plus ronde, maltée, adaptée à l’hiver. Cette nécessité industrielle n’existe plus aujourd’hui, mais les brasseries ont relancé ce produit saisonnier il y a une vingtaine d’années. On retrouve donc des bière typées dont la composition reçoit plus de matières premières qu’une bière classique ce qui explique ces arômes d’épices, de miel, de fruits...
La présence des techniciens a également permis de faire le point sur les enjeux ddu brassage de la bière aujourd’hui. Les produits et les goûts sont définis par une demande marketing qui cherche à séduire une ou plusieurs catégories de consommateurs. Le travail des ingénieurs se concentre alors autant sur la création du produit que sur le développement des processus qui permettront d’avoir une constance de la qualité en fonction des variations climatiques et de garantir une conservation minimum du produit (12mois). « Le plus compliqué, c’est de brasser deux fois la même bière » confirme Antoine Clément.






































































