« Méthodes fascistes », « calomnies, mensonge, amalgame [qui] ouvrent la porte à la démagogie, au populisme, au poujardisme », « trotzkistes », « gravissimes manipulations de la gauche »,…, nombreux sont les noms d’oiseaux colorés qui sont lancés ces derniers jours par des proches de Nicolas Sarkozy (Claude Guéant, Henri Guaino, Xavier Bertrand, François Baroin…) à destination de la presse, de la presse en ligne en général, et de Mediapart.fr en particulier, à propos de l’affaire Woerth-Bettencourt. Mais le pompon revient sans doute à Jean-Pierre Pernaut : « de nouvelles rumeurs une nouvelle fois lancées sur un site Internet », à Hervé Morin qui déplore la « compétition effrénée entre la presse médiatique classique et Internet (où) plus rien n’est contrôlé. (...) On ne prend pas le temps, un seul instant, de vérifier simplement l’information qui vous est donnée », à Christian Estrosi : « lorsque je vois ce fameux site-là qui me rappelle, dans son comportement, une certaine presse des années 30, j’ai en mémoire Clemenceau [NDLR : ???], Salengro, plus proche de nous Bérégovoy » et à l’inénarrable Nadine Morano qui voit en Médiapart un « site de ragots, de déclarations anonymes. (...) Je trouve qu’aujourd’hui, on a dépassé les bornes et j’en appelle à l’éthique des journalistes ».
Après les propos de cette dernière dans le journal de France 3, le SNJ-CGT de France Télévisions a dénoncé « une véritable attaque en règle contre la profession ». « Au-delà de sa haine pour les journalistes faisant leur métier d’investigation et ne se contentant pas de relayer la communication gouvernementale ou sarkoziste, comment une ministre peut-elle mentir à ce point ? » s’interroge le syndicat. « L’éthique c’est nous qui l’observons ; la profession n’a pas besoin que la ministre d’un gouvernement et d’un président de la République aux abois, emmelés dans les affaires et le fric roi, vienne nous donner des leçons ». « Mediapart.fr est l’objet d’attaques indignes », estime de son côté l’association internetsansfrontiere.com qui œuvre pour les libertés numériques. Pour son président, Christophe Ginisty, « il est particulièrement malsain de faire une distinction entre les journalistes qui travaillent pour des médias dits traditionnels et ceux travaillant pour des publications en ligne. A travers Mediapart, c’est toute la presse qui est visée ».
Et le Club de la presse Nord-Pas de Calais renouvelle son soutien au journal en ligne Médiapart.






































































