Soumis à d’importantes coupes budgétaires, la télévision publique espagnole RTVE va faire disparaître de sa grille plusieurs programmes d’info et de divertissement culturel, dont les réputés documentaires de la deuxième chaine. Ces mesures, qui touchent aussi les salaires des présentateurs vedettes et le parc automobile, ne sont qu’« une faible part de la nécessaire cure d’extrême austérité », selon Mariano Rajoy, vainqueur des législatives de novembre, cité par Libération (13 mars), alors que l’opposition socialiste et les syndicats majoritaires de la télé publique craignent le « danger » que représentent ces « hachazos » (« coups de haches ») sur son fonctionnement et la qualité de ses programmes.
D’après le quotidien, la télévision publique, malgré un important contrôle politique « hérité de la dictature franquiste », avait gagné en indépendance : ses journaux télévisés avaient d’ailleurs été distingués l’an dernier par les Global Media Awards pour leur « rigueur, exactitude et diversité ». Quelques mois après, le conseil d’administration exigeait de lire les prompteurs des présentateurs des JT avant diffusion, comme « au temps béni de la censure franquiste », rappelle encore Libé.






































































