Rappelant que Dunkerque est le deuxième port de France, la direction a insisté sur les bons résultats de l’entreprise. En effet, l’heure est à l’optimisme avec un trafic de 47,5 millions de tonnes, en hausse d’environ 11%, en raison principalement de la formidable augmentation du trafic des hydrocarbures (+49%). Globalement, les vracs liquides ont augmenté de 44%, les vracs solides de 4% et les marchandises diverses de 9%. En restant plutôt allusive sur les résultats réels de l’entreprise, l’équipe a tout de même annoncé que les marges nettes s’élevaient à 20% environ.
Bien que le port de Dunkerque se soit assombri avec la fermeture de la raffinerie Total et la baisse du trafic liée à la crise, l’avenir s’est résolument éclairci. En effet, l’annonce de nombreux investissements et projets promet de beaux jours à venir. Le budget d’investissement pour 2012 s’élève à 96,8 millions d’euros, financé majoritairement par l’Etat et la société DK LNG. Le port a décidé de prendre le large avec notamment le prolongement du terminal multi, l’allongement et l’électrification du faisceau de Loon-Plage, la création d’un nouvel échangeur routier, le renforcement et la création de nouvelles liaisons vers les ports intérieurs de métropole, le projet d’extension de la ligne Baltique-Pacifique… Surtout, c’est le terminal méthanier qui fait l’objet d’une attention toute particulière. En partenariat avec EDF et GRT Gaz, Dunkerque-Port projette de construire un terminal méthanier et sa canalisation de raccordement au réseau de distribution, un investissement évalué à 1,2 milliards d’euro pour EDF, 1,2 milliards d’euro pour GRT Gaz et 150 millions d’euros pour Dunkerque-Port. Selon la direction de ce dernier, ce projet, d’une importance capitale pour le port, pourrait contribuer à l’indépendance énergétique de la France. Il permettrait la création de nombreux emplois, une aubaine pour une zone économique plutôt sinistrée.
Clémence Henderyckx






































































