Les deux journalistes de NRJ Group pourraient en parler des heures... Malheureusement, Nicolas Leroy, journaliste à Chérie FM (par ailleurs vice-président du Club) et Frédy Cochin, journaliste à NRJ Lille (et adhérent du Club) n’ont eu que soixante petites minutes pour laisser entrevoir à la trentaine d’élèves de CAP DECG (2) l’envers du décor de la radio, « média réputé le plus proche des Français » selon Frédy Cochin.
Radios généralistes et musicales
Après un rapide tour d’horizon des habitudes radiophoniques des lycéens – pendant lequel les jeunes citent les noms de radio qu’ils écoutent et où l’on remarque une attache particulière aux stations musicales –, les deux journalistes lillois présentent brièvement le paysage de la radio. « Il faut distinguer les radios généralistes, RTL par exemple, et les musicales comme NRJ, où l’information ne représente que 5 à 10% des programmes », souligne le journaliste de NRJ Lille. L’aspect commercial des radios privées, qui appartiennent à des groupes, est également mis en avant : « Lorsque vous zappez de Chérie FM à NRJ, vous restez dans la même maison puisque le propriétaire est le groupe NRJ », explique Nicolas Leroy. Frédy Cochin révèle, quant à lui, quelques indiscrétions, souvent inconnues des jeunes auditeurs, comme le fait que certaines émissions de la journée sont en fait enregistrées : « La radio a évolué, tout est chronométré et calculé pour ne rien laisser au hasard. »
« J’ai toujours rêvé de faire de la radio »
Au risque d’en décevoir plus d’un, les journalistes apportent un discours réaliste (et non négatif) sur ce média qui, souvent, reste synonyme de rêves et de paillettes. Un recadrage qui paraît nécessaire pour ces jeunes, imaginant encore une organisation dépassée, où « l’animateur venait avec ses CD sous le bras ». Leur envie et leur passion pour ce métier n’en reste pas moins évidentes lorsque, par exemple, Frédy Cochin déclare que « depuis tout petit, j’ai toujours rêvé de faire de la radio ». Le seul regret de cette intervention reste le manque de réactivité des élèves. Avaient-ils trop préparé leurs questions, qui au final n’ont pas toutes été posées ? Etaient-ils indifférents au discours des journalistes, pourtant passionnant ? Quoi qu’il en soit, on retiendra les quelques oreilles tendues du premier rang qui imagineront, désormais, autrement les animateurs et les journalistes derrière leur micro.
Marie DUFOUR
(1) Au total, le club de la presse s’est rendu dans une dizaine de collèges et lycées de la région. Un travail régulier est par ailleurs mené depuis deux ans avec le collège d’Ostricourt.
(2) Dessinateur d’exécution en communication graphique.






































































