« Après un précédent en juillet 2022, cette nouvelle invitation du prince héritier par Emmanuel Macron sonne comme une provocation pour les défenseurs de la liberté de la presse et de la liberté d’expression », assurent dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO. En visite en France depuis ce dimanche 23 août, Mohammed ben Salmane est reçu par Emmanuel Macron pour signer plusieurs accords diplomatiques.
L’affaire Jamal Khashoggi
D’après Sud-Ouest cet évènement fait débat au sein de plusieurs syndicats de journalistes. La raison : l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Les faits remontent à 2018, le 2 octobre, le journaliste saoudien entre au consulat saoudien d’Istanbul pour récupérer des documents. C’est alors que Jamal Khashoggi, connu pour ses positions critiques à l’égard du gouvernement d’Arabie Saoudite, est assassiné. Trois ans plus tard, les services de renseignement américains pointent du doigt Mohammed ben Salmane : selon leurs évaluations, le prince héritier aurait approuvé une opération visant à capturer ou tuer le journaliste. Des accusations que le prince a toujours démenties.
Les associations Trial International et Reporters sans Frontières (RSF) ont d’ailleurs déposé plainte contre Mohammed ben Salmane en 2021 pour « tortures et disparitions forcées » dans le cadre de cette affaire, toujours en cours d’instruction. En plus de cette affaire, le gouvernement saoudien est vivement critiqué pour son attitude envers les journalistes, « actuellement, 18 journalistes sont emprisonnés en Arabie saoudite, selon le décompte de RSF », soulignent également les syndicats.
L’Elysée n’a pas précisé si la question de liberté de la presse sera abordée lors des discussions de ce lundi 24 août. Toutefois, les tensions au Moyen-Orient seront au cœur des échanges entre les deux chefs d’État.
Par : Juliette Carlier






































































