L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a mené l’enquête. Après avoir réalisé des tests en juin et en août, le constat de l’organisation est sans appel : ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic et Grok de X peuvent reproduire les contenus de médias russes sanctionnés par l’Union européenne (UE), comme Sputnik ou RT. Selon Le Monde, le chatbot de Meta AI respecte quant à lui les sanctions et refuse de donner accès à ces médias aux utilisateurs.
« Les sanctions prises par l’UE n’atteignent pas leurs objectifs dans de telles conditions », affirme Vincent Berthier, responsable du bureau technologies et journalisme de RSF, dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre 2026. En effet, les IA concernées ne fournissent pas seulement des informations interdites, elles ont « restitué une revue de presse complète sur l’actualité internationale, faisant remonter des titres, partageant des liens et verbatims, sans mentionner systématiquement que les médias étaient sous sanctions européennes », révèle l’organisation.
Des procédures potentiellement lancées
RSF appelle ainsi les institutions européennes à ouvrir une enquête pour déterminer « dans quelle mesure OpenAI manque à son obligation de prévenir les risques systémiques de désinformation sur son service ChatGPT », et souhaite déclencher une procédure d’infraction pour les autres IA.
La société OpenAI, contactée par Reporters sans frontières, a indiqué étudier les éléments fournis par l’ONG.
Par : Juliette Carlier






































































