Numéro 1 de la presse magazine en France, Prisma Média est aujourd’hui dans la tourmente. Éditeur notamment de Capital, Géo, Femme Actuelle et Voici, le groupe est détenu par Louis Hachette Group, dont l’actionnaire de référence est le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Et selon Emmanuel Vire, délégué SNJ CGT, depuis l’arrivée de Vincent Bolloré au sein du groupe, tout a changé : "Ce groupe avait encore 950 salariés quand Vincent Bolloré l’a racheté en 2021, cinq ans après, on n’est plus que 650 et là, l’objectif, c’est de passer à 400", affirme-t-il au micro de France Inter.
Une réduction des effectifs qui s’inscrit dans un plan d’économies actuellement mis en œuvre par le groupe. Au programme : jusqu’à 279 licenciements économiques sur environ 650 postes, soit 40 % des effectifs. Et selon la direction de Prisma Média, ce plan a pour objectif de « redimensionner » le groupe de presse, et d’« adapter » son modèle pour faire face aux difficultés que traverse le secteur.
Un déménagement pour octobre
D’après Franceinfo, si les suppressions de postes suscitent l’inquiétude, elles ne sont pas le seul sujet de préoccupation au sein de Prisma Media. Les bureaux du groupe devraient être transférés dans les locaux de CNews, Europe 1 et du Journal du Dimanche d’ici le mois d’octobre.
Cette perspective alimente les tensions parmi une partie des salariés, qui y voient un rapprochement symbolique avec des médias régulièrement critiqués pour leur ligne éditoriale. Une décision qui fait office de « fronde de trop pour nous car on sait très bien ce qui se passe dans ces rédactions d’extrême droite », déplore Emmanuel Vire.







































































