À quelques jours du procès en appel prévu le 3 décembre, l’Alliance française de la presse d’information générale, qui rassemble 309 titres et près de 13 500 journalistes, a publié ce mercredi 26 novembre une tribune en soutien au reporter.
« Nous espérons qu’il pourra retrouver ses proches et reprendre son travail », écrivent les signataires de la tribune, également cosignée par Reporters sans frontières et plusieurs syndicats.
Pour Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF) : « Christophe Gleizes est un journaliste français qui ne faisait que son travail. Il est en prison et il n’a rien à y faire. Il fait partie de ces trop nombreux journalistes qui se retrouvent pris dans des histoires qui les dépassent, et là en l’occurrence une affaire diplomatique à laquelle il est complètement étranger », déplore-t-il. « L’issue de cette regrettable affaire, c’est forcément une décision de justice, quelle qu’elle soit », ajoute-t-il. « Nous avons bon lieu de croire que la décision de première instance a négligé le travail journalistique que faisait Christophe Gleizes », assure le directeur général de RSF.
Les organisations françaises mobilisées rappellent qu’« un reporter qui interroge un responsable sportif n’est pas complice de ses positions : il fait son travail ». Elles soulignent également que « les relations entre la France et l’Algérie traversent une période difficile », mais que « les tensions diplomatiques ne doivent jamais se traduire par l’emprisonnement, notamment de journalistes ». Ainsi, « la liberté de la presse ne peut être prise en otage », insistent-elles.
Collaborateur des magazines So Foot et Society, Christophe Gleizes, 36 ans, a été condamné fin juin en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour « apologie du terrorisme ». La justice lui reproche d’avoir été en contact avec un dirigeant du club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), également responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste par les autorités algériennes en 2021. Le journaliste était arrivé en Algérie en mai 2024 pour réaliser un reportage sur la JSK, l’un des plus grands clubs du pays, basé à Tizi Ouzou, à l’est de la capitale Alger.






































































