À seulement deux semaines de Noël, 20 Minutes doit prendre une décision. Selon Le Figaro, Sipa Ouest-France, son actionnaire à hauteur de 50 %, se retire. Cependant, le groupe Rossel, actionnaire de l’autre moitié du capital de 20 Minutes, a accepté de reprendre ses parts. Mais à une seule condition : le « conflit social » qui gangrène depuis déjà plusieurs années les relations entre les actionnaires et la rédaction doit s’arrêter.
La rédaction contre le Directeur Général
Ronan Dubois était arrivé à la tête de 20 Minutes en 2023, et depuis sa prise de poste, le média s’est totalement transformé en basculant vers le digital. Il a également piloté la stratégie d’intégration de 20 Minutes TV, le studio de production du groupe. Sa stratégie a permis au média d’enregistrer des résultats d’audience historiques pour la rentrée 2025 (+47 % de visites et +55 % de consommation vidéo en un an).
Mais derrière ces chiffres encourageants, une réalité toute autre au sein de la rédaction. Ronan Dubois était grandement contesté par les membres de la rédaction. D’après Le Monde, les journalistes du média en ligne avaient adopté une motion de défiance à l’encontre de l’ancien directeur, votée à 82,5 % des voix. « La brutalité systématique de la direction envers ses salariés n’est, aujourd’hui, plus acceptable », estimait alors l’intersyndicale SNJ-CGT et SNME-CFDT dans un communiqué, évoquant aussi des « décisions incompréhensibles » qui auraient « aggravé la situation financière » du journal et un gel des recrutements.
Le conflit s’était néanmoins durci autour du partage des droits voisins versés par Google et Meta à 20 Minutes, dont une partie devait revenir aux journalistes. Malgré ces tensions, Ronan Dubois avait continué de bénéficier de l’appui de ses actionnaires.







































































