Propriétaire notamment du Dauphiné Libéré, du Progrès, de L’Est Républicain, des Dernières Nouvelles d’Alsace et du Républicain Lorrain, le groupe fait face, comme l’ensemble du secteur, à la baisse des ventes papier et à l’évolution des usages de l’information.
Jusqu’à 400 emplois menacés, selon les syndicats
Selon des sources syndicales, jusqu’à 400 emplois pourraient être concernés par le projet de restructuration actuellement étudié par la direction d’Ebra.
Les représentants du personnel craignent un calendrier accéléré de mise en œuvre et dénoncent ce qu’ils qualifient de « passage en force estival ».
Lors de plusieurs déplacements dans les rédactions du groupe, la présidente d’Ebra, Sophie Gourmelen, a présenté aux salariés les grandes orientations d’un plan de transformation.
Des informations qui restent toutefois insuffisantes pour mesurer précisément les conséquences du projet sur l’emploi, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui estime que les discussions interviennent dans un contexte peu propice à un véritable dialogue social.
Les représentants du personnel redoutent notamment une nouvelle vague de suppressions de postes après plusieurs années de mutualisations et de réorganisations au sein des différents journaux du groupe.
Un plan de départs volontaires à l’étude
D’après les informations publiées par La Lettre le 16 juin, la direction travaillerait parallèlement sur un important dispositif de départs volontaires.
Selon la publication spécialisée, cette opération s’inscrirait dans une stratégie plus large de réduction des coûts et d’adaptation du groupe aux évolutions économiques du marché de la presse régionale.
Le contenu exact du projet ainsi que son calendrier de mise en œuvre n’ont pas encore été rendus publics.
Un contexte social déjà tendu
Les inquiétudes actuelles rappellent les précédentes restructurations engagées au sein du groupe.
En mars 2024, Le Monde révélait que l’administration avait rejeté un plan de sauvegarde de l’emploi concernant Le Dauphiné Libéré. Le quotidien expliquait alors que certaines conséquences potentielles du projet sur les conditions de travail et les risques psychosociaux n’avaient pas été suffisamment évaluées.
Cette décision avait constitué un revers pour la direction et illustré les tensions récurrentes entourant les réorganisations menées dans les rédactions du groupe.
La question de l’information locale en toile de fond
Au-delà des conséquences sur l’emploi, les syndicats alertent sur les effets potentiels de cette restructuration pour la qualité de l’information locale.
Selon le SNJ, de nouvelles réductions d’effectifs pourraient entraîner une diminution de la présence des journalistes sur le terrain, alors que les titres régionaux d’Ebra jouent un rôle central dans la couverture de la vie locale, politique, économique et associative dans plusieurs régions françaises.
Les représentants des salariés craignent également une augmentation de la charge de travail pour les équipes restantes.
Des annonces attendues dans les prochaines semaines
À ce stade, les contours définitifs du projet restent à préciser. Les prochaines réunions des instances représentatives du personnel devraient permettre d’en savoir davantage sur l’ampleur des mesures envisagées et leurs conséquences pour les salariés.
À ce jour, la direction d’Ebra n’a pas encore détaillé publiquement l’ensemble des mesures qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre de cette nouvelle restructuration.
Par : Rédaction






































































