Ils ont remporté le prix le plus prestigieux du journalisme francophone. Selon Libération, la cérémonie de remise des prix Albert Londres a eu lieu ce mardi 27 octobre 2026 à Paris, et trois journalistes se sont distingués.
« Avec poésie, Bruno Meyerfeld n’élude pas les violences subies par les Amérindiens », a salué le jury lors de la cérémonie. C’est en effet le reporter indépendant Bruno Meyerfeld qui a remporté le prix Albert Londres dans la catégorie presse écrite, pour ses articles sur les peuples indigènes au Brésil, publiés dans Le Monde. Le jury a également mis en avant un aspect de son travail « largement consacré aux enjeux environnementaux », et une attention particulière « à couvrir l’Amazonie et les populations qui l’habitent ». Il succède à Julie Brafman, qui avait remporté le prix en 2025 pour ses articles sur deux procès : l’affaire Le Scouarnec, et le braquage de la star américaine Kim Kardashian.
Le documentariste Brice Lambert a, quant à lui, remporté le prix dans la catégorie audiovisuelle avec son film « Sexe faible. L’Amérique en guerre contre ses femmes », disponible sur Arte.tv. Dans cette production, le lauréat aborde la situation des femmes aux États-Unis, « ce film dépasse l’Amérique de Trump pour parler de la débâcle morale du pays, enkystée par un fanatisme religieux, une misogynie structurelle, un masculinisme viral », a expliqué le jury.
Et le prix du livre a été décerné à Arthur Sarradin, pour son ouvrage « Le nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien. » Le journaliste, aujourd’hui âgé de seulement 26 ans, a documenté l’ouverture des prisons syriennes après la chute de Bachar al-Assad en 2024. Le jury a mis en avant une « maturité étonnante, un sens de l’écriture et de la narration » du journaliste. Dans son livre, Arthur Sarradin a recueilli des témoignages glaçants d’anciens détenus du régime Bachar al-Assad, et raconte l’univers concentrationnaire de la Syrie pendant son règne.
Une cérémonie dédiée à Christophe Gleizes
« Christophe va bien, il est fort dans sa tête » a témoigné lors de la cérémonie le père du journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie « Même en prison, Christophe continue à être journaliste »poursuit-il.
Pour rappel, le journaliste a été condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme ». Arrivé en mai 2024, Christophe Gleizes, journaliste sportif, travaillait sur un article au sujet du club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie. La justice algérienne reproche au reporter des contacts avec des personnes liées à un mouvement séparatiste.
Par : Juliette Carlier






































































