Lancé le lundi 12 mai à Paris par la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et l’Union internationale de la presse francophone (UPF), le prix annuel Shireen Abu Akleh récompense « le courage et l’engagement des femmes journalistes partout dans le monde ». Cette première édition consacre ainsi la journaliste russe Antonina Favorskaya.
Connue pour ses reportages pour le média indépendant SotaVision, la journaliste a été reconnue coupable de « participation à un groupe extrémiste » le 15 avril 2025 par un tribunal russe. « Le jury a unanimement salué son courage, ses valeurs professionnelles et le traitement injuste dont elle a été victime », souligne la Fédération internationale des journalistes.
Le prix rend hommage à la journaliste palestino-américaine Shireen Abu Akleh, tuée d’une balle dans la tête par un tir de l’armée israélienne alors qu’elle effectuait un reportage dans le camp de réfugiés de Jénine, malgré le port d’un gilet pare-balles et d’un casque portant la mention « Presse », l’identifiant clairement comme journaliste. « Ce prix célèbre le courage, le dévouement et la résilience des femmes journalistes du monde entier qui risquent leur vie pour informer, inspirer et défendre la vérité. Leur travail dans des situations dangereuses et sur des questions complexes met en lumière des enjeux cruciaux, souvent au prix de grands sacrifices personnels », a déclaré Meriem Oudghiri, présidente de l’UPF.
Pour cette édition, 44 candidatures venues du monde entier ont été reçues. « Tous les supports (journal ou magazine papier, télévision, radio, multimédia…) sont concernés », précise Dominique Pradalié, membre du jury ainsi que du Comité exécutif de la FIJ selon l’Humanité. « Découvrir leur travail était fantastique. La tâche n’a pas été facile pour désigner une seule gagnante », poursuit-elle.






































































