D’après Les Echos, cette crise survient alors que le journal fait face à d’importantes difficultés financières, dans un contexte politique sensible marqué par le rapprochement de son propriétaire, Jeff Bezos, avec Donald Trump, revenu au pouvoir et régulièrement critique envers les médias traditionnels.
Dans un message adressé à la rédaction, Will Lewis affirme qu’« après deux années de transformation du Washington Post, le moment est venu » pour lui de se retirer. Il est remplacé immédiatement par Jeff D’Onofrio, directeur financier du groupe depuis 2024. Ancien journaliste britannique, Will Lewis avait été recruté pour redresser ce titre historique fondé en 1877 et fort de 76 prix Pulitzer, mais fragilisé depuis plusieurs années.
L’effet Trump et la perte d’abonnés
Après avoir bénéficié d’un regain d’intérêt durant le premier mandat de Donald Trump, le Post a vu son audience décliner. En 2024, le journal aurait enregistré près de 100 millions de dollars de pertes. La décision de ne soutenir aucun candidat à l’élection présidentielle de 2024, rompant avec une longue tradition, a accentué la crise. Selon le Wall Street Journal, environ 250 000 abonnés numériques auraient résilié leur abonnement.
Une rédaction lourdement touchée
Le plan social affecte durement la rédaction, notamment les correspondants à l’étranger, en particulier au Moyen-Orient, en Russie et en Ukraine, ainsi que plusieurs services comme les sports, les livres, les podcasts, les pages locales ou l’infographie. « C’est l’un des jours les plus sombres de l’histoire du journal », a réagi Martin Baron, ancien rédacteur en chef du Washington Post.







































































