Clémence, Elsa, Nejma, Claire. Trois femmes journalistes, une femme communicante. Les Grands Prix du Club de la presse ont toujours été paritaires. Cette édition frôle l’exclusivité féminine. Mais sur le podium, ce 14 novembre à la Maison d’Alfred, à Roubaix, il y aura aussi Valentin. Elles et il se placeront à leur guise face à l’objectif qui immortalisera ce moment.
Cinq prix pour quatre femmes et un homme dans les métiers du journalisme et de la communication. Il est important de le noter. Mais -et c’est là l’essentiel- la qualité de leurs travaux a particulièrement touché les membres du jury.
Premier constat, les lauréates et lauréats déjouent cette règle voulant que le public se détourne des articles de plus de 3000 signes et des vidéos de plus de trois minutes. Toutes et tous, ici, ont fait long et ils ont bien fait. Car rien n’est ennuyeux, tout est passionnant et porteur d’informations riches.
Cela vaut pour le journaliste qui a concouru dans la catégorie des moins de trente ans. Valentin Briard (La Voix du Nord) nous livre un travail approfondi sur l’inquiétude des éducateurs de rue face à la poussée de l’extrême droite lors des dernières élections législatives.
Clémence de Blasi, prix de l’enquête, s’est intéressée de très près à Joseph Oughourlian, le financier qui a permis de relancer le RC Lens. C’était pour la revue XXI. Dans la catégorie reportage, Elsa Grenouillet nous fait retrouver, via la chaîne Wéo, Lili Keller-Rosenberg, dernière rescapée de la Shoah encore vivante dans notre région.
Pour la presse de collectivité (en l’occurrence Nord Info), Nejma Chebah se penche sur l’histoire -heureuse- de trois jeunes qui ont été placés dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance. Enfin, dans la catégorie communication, Claire Denniston (agence Aradia) a travaillé sur une campagne et un livre racontant 30 ans d’histoires d’Eurotunnel.
Second constat, à l’occasion de ces Grands Prix, le reportage et l’enquête ont de belles décennies devant eux. Voilà qui nous réjouit.
Troisième constat enfin, toutes celles et ceux qui ont candidaté pour cette édition (48 dossiers ont été présentés au jury) montrent, par leur attachement à leur profession et leur appétence pour l’écriture et la narration, que nos métiers ne sont pas perdus, loin s’en faut. Ils montrent aussi, par leur amour du genre humain, que la défiance du public envers les médias peut reculer. La condition indispensable pour cela : la qualité. Avec ces Grands Prix, nous l’avons rencontrée.











































































