À l’issue de l’audience devant le tribunal de commerce de Nantes, chargé de statuer sur l’avenir du titre spécialisé dans l’actualité économique régionale, présent dans neuf régions françaises, l’offre d’Overlord Group a été retenue.
Le jeune groupe, engagé dans une stratégie de croissance dans la presse économique, ne reprendrait toutefois qu’une partie de la rédaction. Le CSE dénonce la suppression de 35 postes de journalistes sur les 52 salariés et 33 pigistes que compte le titre sont menacés.
Dans un communiqué, les représentants du personnel déplorent un projet qui, selon eux, vide le journal de sa substance. « Aujourd’hui, les salariés se demandent bien comment Le Journal des Entreprises va pouvoir poursuivre sa mission, maintenant qu’il est vidé de sa rédaction. Remplacer les journalistes par l’intelligence artificielle pour assurer un maximum de rentabilité à ses actionnaires... Faire des journaux sans journalistes, on a vu mieux comme sauvetage de la presse française », écrivent-ils.
Le CSE fait également part de ses inquiétudes quant aux conditions de travail des salariés qui resteront dans l’entreprise. « Le sort des équipes qui ont pu rester au sein des journaux précédemment repris par Overlord, Le Revenu et Le Nouvel Économiste, n’est en effet pas enviable, si l’on en croit les témoignages reçus pendant la procédure et la grande enquête publiée en juin par « L’Humanité », soulignent les élus. Ils regrettent par ailleurs que le tribunal n’ait pas tenu compte des alertes portant sur « les pratiques sociales au sein du groupe Overlord ».
Dans les Hauts-de-France, les trois salariées de l’édition régionale, deux journalistes et une commerciale, ainsi que les trois pigistes collaborant au titre disent être sous le choc. « Aujourd’hui, nous ne savons même pas si le journal continuera à paraître. Nous travaillons sur le numéro de septembre sans savoir s’il sortira un jour », confie l’une des journalistes.
Par : Faouzia Allienne Abdouh






































































