Selon franceinfo, les agents ont précisé à la journaliste qu’elle n’était pas la cible de l’enquête. Celle-ci concerne Aurelio Perez-Lugones, administrateur système au sein d’une entreprise du Maryland, titulaire d’une habilitation « top secret ». Hannah Natanson couvre pour sa part les fonctionnaires de l’administration fédérale.
Spécialiste de la fonction publique fédérale, la journaliste a suivi de près les bouleversements ayant marqué la première année du nouveau mandat de Donald Trump. En décembre, elle expliquait dans les colonnes du Washington Post avoir publié son numéro sécurisé sur un forum en ligne, une initiative qui lui avait permis de recueillir les témoignages de plus d’un millier de sources, rappelle le quotidien.
Une méthode jugée inhabituelle
S’il n’est pas rare que le FBI tente d’identifier l’origine de fuites en interrogeant des journalistes, la méthode employée dans ce cas suscite des critiques. « Il est très inhabituel et agressif de la part des forces de l’ordre de mener une perquisition au domicile d’un journaliste », souligne le Washington Post.
Sur le réseau social X, la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, a justifié l’opération : « À la demande du ministère de la Défense, le ministère de la Justice et le FBI ont conduit une perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post qui recevait et relayait des informations classifiées divulguées illégalement par un sous-traitant du Pentagone. » Elle a précisé que « l’auteur des fuites est actuellement derrière les barreaux », ajoutant que « l’administration Trump ne tolérera pas les fuites illégales d’informations classifiées qui, une fois publiées, représentent un grave risque pour la sécurité nationale ».






































































