L’Alliance de la Radio s’alarme de l’évolution du plafond publicitaire de Radio France

, par redaction@clubdelapressenpdc.fr

70 millions d’euros : c’est le nouveau plafond des recettes publicitaires de Radio France, fixé par le gouvernement. Un montant qui alarme les radios privées, qui demandent sa révision à la baisse.

70 millions d’euros : c’est le nouveau plafond des recettes publicitaires de Radio France, fixé par le gouvernement. Un montant qui alarme les radios privées, lesquelles demandent sa révision à la baisse.

Selon Le Figaro, un décret paru au Journal officiel et inscrit dans le cahier des charges de Radio France met le feu aux poudres. Ce dernier fixe à 70 millions d’euros la limite des recettes publicitaires que le groupe est autorisé à réaliser. Un plafond qui prend en compte la radio linéaire, c’est-à-dire traditionnelle, ainsi que la radio en ligne. Auparavant, le plafond était fixé à 42 millions d’euros et ne concernait que le linéaire. L’Alliance de la Radio, qui regroupe les acteurs des radios privées et leurs régies publicitaires (RTL, NRJ, Europe 1…), conteste fermement ce texte.

L’ARCOM au cœur de la réflexion

Le gouvernement justifie cette évolution par la nécessité de renforcer le contrôle de l’ARCOM sur les recettes publicitaires de Radio France : « Le plafond actuel de recettes est fixé dans le contrat d’objectifs et de moyens, ce qui ne permet pas à l’ARCOM d’en contrôler le respect, et ne concerne qu’un périmètre restreint aux recettes de publicité sur les antennes hertziennes », précise le décret.

De son côté, l’Alliance de la Radio conteste ces nouvelles mesures. Alors qu’elle réclamait « un plafond global strict de 52 millions d’euros réparti en deux sous-plafonds : 10 millions d’euros pour le numérique et 42 millions d’euros pour le linéaire », elle appelle à revoir ce plafond à la baisse et à instaurer les sous-plafonds évoqués.

Mais ce n’est pas tout. Selon CB News, les radios privées souhaitent que le volume de diffusion de publicité soit recalculé chaque trimestre, comme c’était le cas avant la publication du décret, qui prévoit désormais un calcul semestriel.

« Le gouvernement avait le choix : écouter l’ARCOM ou servir les intérêts commerciaux de Radio France. En ignorant délibérément le régulateur, il organise lui-même une distorsion de concurrence qui fragilise toute la radio privée, nationale comme locale. Face à ce passage en force, nous n’excluons aucune voie de recours », s’indigne Constance Benqué, présidente de l’Alliance de la Radio et directrice générale de Lagardère Radio, dans un communiqué.

Radio France limité

Le groupe Radio France, quant à lui, qualifie ce nouveau plafond de « contrainte ». En cause : ses recettes publicitaires s’approchent déjà du montant fixé, ce qui limiterait sa capacité à générer davantage de revenus grâce à la publicité.

En 2025, le groupe a réalisé 66,6 millions d’euros de recettes publicitaires, dont 45,35 millions d’euros grâce aux publicités diffusées à la radio et aux messages d’intérêt général, et 21,25 millions d’euros grâce à la publicité numérique.

Le temps de diffusion des annonces publicitaires est lui aussi limité à 17 minutes par jour et par antenne. Cette mesure ne concerne que trois stations de Radio France : France Inter, franceinfo et ICI.

Par : Juliette Carlier


 

 

 

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