Dans une déclaration commune, RSF, l’UNESCO, Greenpeace France, Climate Action Against Disinformation, le Forum sur l’information et la démocratie et le Pulitzer Center demandent des mesures concrètes pour garantir l’intégrité de l’information liée à la crise climatique.
Ce plaidoyer intervient alors que le monde se souvient du journaliste britannique Dom Phillips, assassiné en Amazonie en 2022 alors qu’il enquêtait sur les violences envers les communautés autochtones.
« En révélant des scandales écologiques, en enquêtant sur les conséquences de l’exploitation des ressources ou en exposant les impacts sociaux, économiques et politiques des pollutions visibles ou dissimulées, les journalistes rendent accessible une information fiable essentielle et d’intérêt général. Protéger leur travail, c’est protéger l’environnement. C’est aussi lutter contre le dérèglement climatique en permettant aux citoyens d’agir en connaissance de cause », a déclaré Anne Bocandé, directrice éditoriale RSF.
Dans leur appel, les organisations insistent sur la nécessité d’un cadre international de coopération renforcée pour protéger les journalistes ciblés en raison de leur travail sur l’écologie. Elles réclament également la reconnaissance du droit à une information fiable et indépendante comme condition essentielle à la protection de l’environnement et à la démocratie climatique.
La lutte contre la désinformation environnementale, notamment en ligne, figure également parmi les priorités. Pour RSF et ses partenaires, réguler l’espace numérique selon les standards internationaux des droits humains est impératif pour freiner les campagnes de désinformation orchestrées par des intérêts économiques ou politiques.
« Protéger les journalistes, c’est protéger notre capacité collective à comprendre, dénoncer et agir face à l’urgence écologique », concluent les signataires.
En complément de cet appel collectif, RSF exhorte les États à s’engager concrètement en adoptant une série de recommandations essentielles pour garantir la sécurité des journalistes spécialisés en environnement et préserver l’accès du public à une information fiable sur le changement climatique. Cela passe par la reconnaissance du droit à une information vérifiée comme un élément central de la protection de l’environnement, la mise en place de plans d’action nationaux pour la sécurité des journalistes, une coopération active avec les mécanismes des Nations Unies, la réforme des cadres juridiques pour renforcer la transparence, un soutien accru aux médias et projets environnementaux, ainsi qu’une régulation de l’espace numérique permettant un meilleur accès à une information de qualité.






































































