D’après FranceInfo, le correspondant de guerre Ali Shoeib, le caméraman Mohammed Ftouni et sa sa sœur Fatima Ftouni, également journaliste. « C’était une résistante, elle avait un grand coeur, elle se battait pour sa terre », témoigne une habitante auprès de Franceinfo.
Des images de la frappe ont été diffusées. Sur ces dernières, une voiture, complètement détruite. Un casque, un gilet pare-balles et du matériel appartenant aux trois journalistes ont été retrouvés à l’intérieur du véhicule. « C’est la liberté de la presse et la liberté du journalisme qui sont bafouées, en dépit de tout accord ou de texte international. Regardez, cela parle de soi-même. Aucun casque ni gilet ne peuvent nous protéger », s’insurge un correspondant de la chaîne al-Mayadeen, où travaillaient les trois journalistes.
Un reporter soupçonné de faire partie du Hezbollah
Pour le gouvernement, le titre de journaliste d’Ali Shoeib n’était qu’une couverture. Dans un communiqué, l’armée israélienne affirme qu’il était en réalité était un membre d’une unité d’élite du Hezbollah : « Shoeib a révélé les positions des troupes de Tsahal dans le sud du Liban et a maintenu un contact direct avec des agents du Hezbollah. »
Une version totalement différente des autorités libanaises qui, quant à elles, dénoncent un crime de guerre, une violation du droit international. Elles ont d’ailleurs annoncé qu’elles déposeront plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU. « Nous ne considérons pas le ciblage répété et délibéré de journalistes comme quelque chose de normal, et nous ne l’accepterons pas », affirme Paul Marcos, ministre libanais de l’Information.
De dizaines de journalistes se sont rassemblés le dimanche 29 mars dans le centre-ville de Beyrouth en réponse à cette attaque. Selon Franceinfo, près de 1 200 personnes ont été tuées au Liban depuis la début de la guerre au Moyen-Orient.






































































