Pendant une semaine, universitaires, artistes, militant·e·s et professionnel·le·s des médias se réunissent pour explorer une question centrale : comment circulent aujourd’hui les informations, et quelles résistances s’organisent face aux différentes formes de domination médiatique ? Conférences, projections, débats et rencontres rythmeront cette édition, pensée comme un espace d’échange et de réflexion collective.
Une critique des médias plus nécessaire que jamais
Dans un contexte marqué par la réélection de Donald Trump en 2025 et une remise en cause croissante de la parole scientifique, la notion même de vérité apparaît fragilisée. En France, la concentration des médias entre les mains de grands groupes privés alimente également les critiques sur leur indépendance. Le festival entend ainsi remettre au centre une exigence essentielle : la critique des médias comme outil démocratique.
Des alternatives en construction
Face à ces dérives, de nouveaux acteurs émergent. Collectifs citoyens, chercheur·ses et créateur·rices développent des pratiques alternatives pour produire et diffuser l’information, en proposant d’autres récits et en assumant des points de vue engagés. Ces initiatives soulèvent toutefois des défis majeurs, notamment en matière de financement, d’indépendance et de pérennité.
Les temps forts de la programmation
À travers sa programmation, le festival Raison d’agir invite à penser ces transformations et à envisager les conditions d’émergence de véritables contre-pouvoirs médiatiques.
La journaliste Meriem Laribi et la sociologue Monique Pinçon-Charlot seront deux figures marquantes du festival, proposant chacune une analyse critique des rapports de domination. Meriem Laribi reviendra sur le traitement médiatique de la guerre à Gaza et ses enjeux politiques à travers ses ouvrages récents, avant une projection au TAP Cinéma.
De son côté, Monique Pinçon-Charlot présentera ses travaux sur les élites économiques, depuis ses enquêtes fondatrices sur les beaux quartiers parisiens jusqu’à ses publications récentes sur les ultra-riches, également accompagnées de projections et de rencontres, prolongeant la réflexion sur les inégalités et les logiques de pouvoir.







































































