"Quand c’est le foot, quand il y a de gros enjeux, elles disparaissent", s’attriste lors d’une conférence de presse Mejdaline Mhiri, coprésidente de l’association Femmes journalistes de sport. Et ces paroles résonnent d’autant plus à l’approche de la Coupe du Monde 2026 : selon l’étude de l’association, sur 150 journalistes de rédactions françaises envoyés pour couvrir l’évènement, seulement 10 sont des femmes.
Et de manière plus générale, la présence des femmes dans le journalisme sportif demeure minoritaire. Leur part est passée de 15 % en 2022 à 17 % en 2025, d’après une étude menée par Sandy Montañola, enseignante-chercheuse, auprès de 65 médias et de près de 2 000 journalistes sportifs. Une situation qui contraste avec la quasi-parité observée dans l’ensemble de la profession.
Entre sous-représentation et précarité
Et d’un média à l’autre, les écarts sont marqués : toujours selon Sandy Montañola, près d’un quart des rédactions sportives ne comptent toujours aucune femme, une proportion quasiment inchangée depuis 2022. "Oui il y a des embauches" de journalistes sportives, mais surtout des "départs d’hommes", détaille la chercheuse auprès de CBNews.
Par ailleurs, les femmes continuent d’être recrutées majoritairement sur des contrats précaires, tels que les piges, l’alternance ou le temps partiel. Si la presse spécialisée et les chaînes de télévision apparaissent comme les secteurs les plus féminisés, la diversité à l’écran reste limitée. Comme le soulignent Mejdaline Mhiri et Syanie Dalmat, l’autre coprésidente de l’association, les journalistes visibles à l’antenne correspondent encore souvent au même profil : jeunes, blanches et blondes.







































































