Âgé de 67 ans, Bertrand Lefebvre dirigeait jusqu’ici la station nordiste du réseau Ici, après avoir occupé plusieurs postes de direction au sein des antennes de France Bleu ces dernières années.
Originaire d’Hénin-Beaumont, il débute sa carrière dans l’audiovisuel en 1983 comme animateur sur Radio France Fréquence Nord ( devenue aujourd’hui Ici Nord ) où il travaille durant six ans. En parallèle, il intervient comme présentateur sur France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie à Lille. Le début d’un parcours qui s’inscrira durablement au sein de Radio France et de France Télévisions.
Entre 1991 et 1993, il rejoint France 2 en tant que journaliste. Il participe alors à plusieurs émissions, parmi lesquelles Sucré-Salé, Télématin ou encore Matin Bonheur. Il poursuit également ses collaborations avec France 3, où il présente différentes émissions comme Les Dicos d’Or, Territoires et l’Eurovision.
En 1994, Bertrand Lefebvre rejoint France 3 Sud à Montpellier en qualité de producteur délégué et présentateur du « 12/14 », un poste qu’il occupera pendant onze ans. Il s’oriente ensuite vers la direction et la production audiovisuelle, notamment au sein du Syndicat des Producteurs de Programmes Audiovisuels Musicaux en 2005, puis chez Pile Productions en 2006.
Le retour à la radio et à sa région natale
L’appel de la radio finit toutefois par le rattraper. En 2011, Bertrand Lefebvre revient à Radio France en prenant la direction de France Bleu Besançon. Il dirige ensuite France Bleu Pays Basque à partir de 2015, puis France Bleu Saint-Étienne Loire en 2017.
En 2020, il répond à l’appel de sa région natale en prenant la tête d’Ici Nord. « En quittant la région il y a plus de trente ans, je me disais que j’y reviendrais un jour. On ne reste pas insensible à une région aussi dynamique et foisonnante. Il suffit d’aller voir ailleurs pour mesurer à quel point les Hauts-de-France possèdent un esprit accueillant et chaleureux », confie-t-il.
Le directeur salue également le travail de ses équipes : « Au-delà de l’affection que j’ai pour cette équipe, il y a surtout la qualité du travail accompli, qui fait aujourd’hui de notre station l’une des premières de France. »
« Des partenaires en or »
Pour Bertrand Lefebvre, les Hauts-de-France ont longtemps souffert des clichés, malgré une richesse culturelle, sportive et sociale reconnue. « Il n’y a pas meilleur média que la radio pour faire vivre cette richesse et rendre les habitants fiers de leur territoire », estime-t-il.
Sous sa direction, Ici Nord a multiplié les partenariats avec plusieurs grands événements et institutions régionales, parmi lesquels Louvre-Lens, Série Mania ou encore la Braderie de Lille. Il souligne également le rapprochement engagé avec France 3 : « Nous avons été précurseurs dans cette collaboration entre nos deux médias. »
Un engagement fort pour l’éducation aux médias avec le Club de la presse
Très attaché à la transmission et à l’éducation aux médias, Bertrand Lefebvre s’est également montré particulièrement attentif aux initiatives menées par le club de la presse avec les jeunes journalistes en herbe. Sensible aux demandes de partenariat, il a notamment soutenu plusieurs de nos actions autour du concours Médiatiks, destiné à valoriser les médias scolaires.
Le directeur d’Ici Nord avait ainsi accepté de venir saluer les lauréats lors d’une cérémonie organisée au Théâtre de Saint-Omer. Il avait également participé au jury des Grands Prix, témoignant de son intérêt pour la nouvelle génération de journalistes et pour la découverte des métiers de l’information.
Bertrand Lefebvre, avec son équipe, avait par ailleurs accueilli des adhérents du club de la presse au sein de la station afin de leur faire découvrir les coulisses de la radio et d’expliquer le fonctionnement d’une rédaction locale. Une manière, pour lui, de transmettre sa passion du média radiophonique et de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux de l’information.
Bertrand Lefebvre assure enfin qu’il ne compte pas rester inactif. « Je pars à la retraite, mais ce sera une retraite active. Après autant d’années de travail, je ne peux pas rester les bras croisés. » Podcasts, formations et nouveaux projets devraient ainsi continuer à rythmer le quotidien du jeune retraité.









































































