« Ce lundi 29 juin 2026 marque un triste anniversaire : celui de l’incarcération en Algérie du reporter Christophe Gleizes. Le journaliste français, condamné il y a exactement un an pour « apologie du terrorisme », s’attriste le Syndicat National des Journalistes (SNJ) dans un communiqué. Le journaliste sportif Christophe Gleize est détenu en Algérie depuis maintenant un an, il est toujours dans l’attente d’une grâce du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.
Alors que la Coupe du monde masculine de football bat son plein, des dizaines de journalistes gardent un goût amer. Pour Thibaut Bruttin, ce mondial « se joue avec une chaise vide à son nom dans la tribune presse, son accréditation officielle rappelle que sa place est dans les stades, parmi les journalistes qui couvrent l’événement, et non dans une cellule. » Selon Le Monde, des journalistes ont d’ailleurs brandi des banderoles avec le slogan « Free Gleizes » pour soutenir le journaliste lors de la conférence de presse de l’équipe de France, la veille du match opposant la France au Sénégal.
À la veille du coup d’envoi du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, qui avait accrédité le journaliste pour couvrir la compétition, avait dit espérer qu’il bénéficierait d’une grâce présidentielle et pourrait assister au tournoi.
Dans l’attente d’une grâce présidentielle
« Nous continuons d’attendre, avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous », affirment Sylvie et Francis Godard, les parents de Christophe Gleizes. En mars, le journaliste français a retiré son pourvoi en cassation, misant sur cette décision pour rendre possible une grâce présidentielle. « Nous saluons les récentes évolutions judiciaires en Algérie », ont écrit ses parents, Sylvie et Francis Godard dans le communiqué, appelant à ce que « ces avancées » « débouchent rapidement sur une grâce présidentielle . »
En effet, selon Ouest-France, Gérald Darmanin s’est rendu en Algérie au mois de mai, à la demande du président de la République. À l’issue de cette visite, le ministre de la Justice s’est dit « très rassuré » par les conditions dans lesquelles Christophe Gleizes est détenu. Il évoque des échanges « extrêmement forts » avec le président Abdelmadjid Tebboune sur ce dossier et estime que ce dernier pourrait accorder une grâce présidentielle, un geste qui serait, selon lui, important « pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation ».
Le 1er juin, le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoub, s’est entretenu avec son homologue français, Laurent Nunez. Parmi les sujets abordés figure le cas du journaliste français emprisonné.
Dix jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé sur France 2 qu’une nouvelle visite a pu être organisée. « Nous avons obtenu qu’une visite puisse lui être rendue ces derniers jours, qui nous a permis de vérifier son état d’esprit, son état physique également. Il va bien, malgré l’épreuve très douloureuse qu’il traverse », déclare-t-il.






































































