Carlos Leonardo Ramirez Castro, Mohammad Salah Dashta, Anas Ghanem… Selon La Croix, 56 nouveaux noms ont été gravés sur la stèle des reporters tués en mission de Bayeux (Calvados). Parmi eux, le nom du Français Antoni Lallican, tué dans une frappe de drone russe en Ukraine en octobre 2025. « Pour quelle raison la Russie se permet-elle d’assassiner, tous les jours, en Ukraine, des civils, des humanitaires et des journalistes ? Parce qu’elle le peut, tout simplement », s’est émue Aïda Belloulid, compagne du reporter.
La liberté de la presse menacée
D’autres proches de victimes ont également témoigné. Dans une lettre, Anas al-Khaldi, frère du journaliste palestinien Mohammed al-Khaldi, tué à Gaza lors d’une frappe israélienne en août 2025, dénonce un « silence international », et insiste sur la situation des journalistes à Gaza. Il évoque notamment les « gilets de presse devenus des cibles pour l’armée israélienne ». Le frère du journaliste n’a pas pu se déplacer jusqu’en France.
Des témoignages qui illustrent les préoccupations autour de la liberté de la presse. Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), parle d’ailleurs de « vent mauvais » qui souffle « sur le journalisme et la liberté de la presse », dans son discours lors de la cérémonie. Il affirme même vouloir en finir avec « l’impunité » profitant aux instigateurs des « lois et intimidations, jusqu’à l’assassinat », dont sont victimes les journalistes du monde entier.
Par : Juliette Carlier






































































