À l’heure où les réseaux sociaux façonnent le débat public,
que reste-t-il des grandes promesses du cyberféminisme ?
Né au tout début des années 1990, le cyberféminisme portait un espoir immense : celui de faire éclater l’identité féminine traditionnelle, de la déconstruire, puis de la réécrire grâce aux possibilités techniques d’Internet. Pour ses pionnières, le web devait devenir un territoire d’émancipation, un espace où les femmes pourraient s’affranchir des normes imposées et redéfinir elles-mêmes leur image, leur parole et leur pouvoir.
Trente ans plus tard, le constat est plus nuancé. Le web n’a pas produit l’effet libérateur espéré. Les réseaux sociaux sont aussi devenus des réservoirs de machisme, d’insultes et de luttes rétrogrades.
D’où vient réellement ce mouvement ?
Qui porte ces revendications ?
Avec quels objectifs ?
Et avec quels résultats aujourd’hui ?
le Club de la presse Hauts-de-France vous invite
lundi 16 mars à 18h30 à une rencontre avec
Lilou Boulanger, journaliste au quotidien « Le Courrier Picard » pour répondre à ces questions et pour un échange approfondi autour de son enquête, qu’elle publie dans un livre
Les femmes, le féminisme et Internet, Éditions Spinelle
Elle sera accompagnée de Betty Rygielsk, avocate à Valenciennes et créatrice de contenus pour sensibiliser sur les violences et plus spécifiquement sur les dysfonctionnements judiciaires.
Un livre qui dresse un état des lieux des conditions des femmes,
analyse l’émergence de ces nouvelles formes d’engagement numérique
et interroge les limites d’un féminisme connecté.







































































